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Le B.zero1 de Bulgari, le Colisée au doigt
Par La Rédaction de L’Écrin · 6 min de lecture
En 1999, Bulgari lance un anneau à la silhouette inédite, née d’un monument : le Colisée. Le B.zero1 impose une joaillerie architecturale et sensuelle, et devient en quelques années l’un des bijoux les plus reconnaissables de la maison romaine.
Certaines maisons signent leurs bijoux d’un motif ; Bulgari les signe d’une ville. Rome, ses marbres, ses monuments et son classicisme charnel courent dans tout l’ADN de la maison fondée en 1884. Le B.zero1, lancé à l’aube de l’an 2000, en est peut-être l’expression la plus limpide : un anneau qui a la forme d’un amphithéâtre réduit à la taille du doigt.
Un anneau né du Colisée
La forme du B.zero1 s’inspire ouvertement du Colisée : sa surface centrale s’enroule en une spirale de plusieurs bandes, comme les arcades étagées du monument. Sur les deux bords, gravé en creux, le double logo « BVLGARI · BVLGARI » encercle le doigt — repris d’une autre création maison, la ligne Bulgari-Bulgari des années 1970. L’anneau tire aussi son allure de la technique du tubogas, cette bande de métal souple et bombée que la maison affectionne. Résultat : un bijou architectural, sculptural, immédiatement identifiable.
Une modernité assumée
À la fin des années 1990, alors que la joaillerie classique reste dominée par le solitaire et la ligne discrète, le B.zero1 fait entendre une autre voix : celle du volume, du graphisme, d’un luxe qui s’assume voyant sans être ostentatoire. Il se porte au quotidien, s’empile, se décline en or jaune, rose ou blanc, en céramique noire ou blanche, parfois pavé de diamants. Le nom lui-même — « B » pour Bulgari, « zero1 » pour le passage au nouveau millénaire — dit l’ambition : ouvrir un chapitre.
Réduire un amphithéâtre romain à la taille d’un anneau : le B.zero1 fait de l’architecture un bijou, et de Rome une signature.
Le laboratoire des artistes
Fidèle à son esprit, Bulgari a fait du B.zero1 un terrain de jeu pour créateurs venus d’ailleurs. L’architecte et designer Zaha Hadid, l’artiste Anish Kapoor ou le designer Nendo en ont livré des versions spéciales, prolongeant la parenté du bijou avec l’architecture et la sculpture. Peu de modèles contemporains auront ainsi dialogué avec le monde du design — preuve que le B.zero1 se pensait, dès l’origine, comme un objet de forme autant que de parure.
Anatomie du B.zero1
| Élément | Origine |
|---|---|
| La spirale centrale | Inspirée des arcades étagées du Colisée : l’architecture romaine faite anneau. |
| Le double logo aux bords | « BVLGARI · BVLGARI » gravé en creux, hérité de la ligne Bulgari-Bulgari. |
| La bande tubogas | Le savoir-faire du métal souple et bombé, cher à la maison depuis des décennies. |
Une icône du quotidien
Vingt-cinq ans après son lancement, le B.zero1 reste l’un des piliers de Bulgari, aux côtés du serpent Serpenti. Il incarne une idée très romaine du bijou : hédoniste, solaire, sûr de sa forme. Là où d’autres maisons cultivent la retenue, Bulgari revendique le plaisir des volumes et des couleurs — et le B.zero1 en est le manifeste porté au doigt, chaque jour, par des femmes et des hommes du monde entier.
Repères
- Le B.zero1 de Bulgari a été lancé en 1999.
- Sa forme s’inspire du Colisée, monument emblématique de Rome.
- Le double logo « BVLGARI · BVLGARI » gravé sur ses bords vient de la ligne des années 1970.
- Il se décline en or, en céramique et en versions pavées de diamants.
- Des créateurs comme Zaha Hadid et Anish Kapoor en ont signé des éditions spéciales.
Pour aller plus loin
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